Ludger Beerbaum s'exprime suite aux accusations de la chaîne télévisée allemande RTL

Rédigé le 13/01/2022
Emilie Dupont (avec communiqué)

Le 11 janvier dernier, la chaîne télévisée allemande RTL diffusait un reportage mettant en cause Ludger Beerbaum pour utilisation de méthodes d'entraînement non autorisées et d'éventuelles violations de la loi sur la protection des animaux. Une affaire immédiatement prise très au sérieux par la Fédération nationale allemande ainsi que par la Fédération équestre internationale, et au sujet de laquelle le Kaiser s'est exprimé.

« Le reportage de RTL extra est manifestement faux, calomnieux et diffamatoire sur de nombreux points. Nous allons bien entendu prendre des mesures juridiques contre cela. Il est inacceptable que des images aient été filmées en secret sur mon terrain privé. Concernant les accusations portées contre moi et mon équipe : le bien-être des chevaux est ma priorité ainsi que celle de mon équipe. Seul un cheval traité conformément à son espèce, nourri et soigné de manière professionnelle, entraîné et géré, peut réaliser des performances sportives. Les chevaux sont notre capital, dont nous nous occupons jour après jour.

Les scènes montrées dans le reportage sur le manège n'ont rien à voir avec les barres. Il s'agit d'un toucher autorisé, effectué par un professionnel du cheval expérimenté et habitué. L'objet que l'on voit dans la vidéo répondait aux exigences de la Fédération équestre allemande pour un touchage autorisé : pas plus de trois mètres de long, poids maximum de deux kilogrammes.

Je gère mon écurie comme une écurie ouverte, qui accueille chaque jour des groupes de visiteurs, des clients qui viennent chercher leur nourriture pour leurs chevaux, et où les "stagiaires" sont également les bienvenus. Ici, on monte à cheval et on s'entraîne tous les jours sur des terrains ouverts au public. Rien de caché ou d'illégal n'y est fait.

Le fait que la "recherche", qui aurait duré deux ans, n'ait pu mettre en évidence que quatre scènes montrant le fait de toucher un cheval, montre bien que cette méthode d'entraînement autorisée n'est que très rarement utilisée chez nous et ne fait pas partie du travail quotidien.

Les "barres polygonales" trouvées dans la grange par la prétendue stagiaire sont des barres en bois qui sont utilisées exclusivement pour la construction et la réparation de nos clôtures de pâturage. Les isolateurs fixés aux poteaux pour les rubans de clôture sont bien visibles dans le film. Dès que l'on prétend que ceux-ci sont utilisés pour barrer les chevaux, c'est faux.

Il en va de même pour les barres avec les "picots" qui se trouvent dans le grenier. Tout ce que je peux dire à ce sujet, c'est que ces éléments s'y trouvent depuis des années. Ils proviennent d'un stock d'obstacles achetés et ont été triés afin de ne pas être utilisés. Ils ne sont pas non plus utilisés pour l'entraînement des chevaux. Je ne peux que supposer comment l'un de ces éléments, nettoyé et propre, se retrouve parmi les barres d'obstacles habituelles. Pour moi, il est évident qu'une de ces barres a été placée là explicitement pour le reportage. Nous ferons des recherches supplémentaires à ce sujet.

Par ailleurs, je maintiens : 

- Le retrait de ma médaille d'or olympique en 2004 n'était pas basé sur le dopage, mais sur une médication interdite à l'époque. 

- La pièce désignée comme "plaque de polystyrène" sur le terrain d'entraînement est un support de réception tout à fait normal, utilisé quotidiennement. Cela aussi est un indice prouvant que le reportage manque d'expertise. »

Photo : Ludger Beerbaum
Crédit : Scoopdyga